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2026 démarre fort. Le calendrier se remplit vite, les Open approchent et les premières qualifications sont déjà lancées. Cette semaine, on revient sur ce que représentent vraiment les Open pour la communauté, mais aussi sur les trajectoires de Guillaume Briant et Willy Georges, deux athlètes qui ont choisi d’ajuster leur approche après une saison charnière. On s’arrête également sur les compétitions qui structurent désormais le paysage français et international, avant de poursuivre notre plongée dans l’Histoire du CrossFit, à un moment clé où le sport apprend à durer, à cohabiter avec d’autres formats, et à se redéfinir sans renier ce qui l’a construit.
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Dans l'édition de cette semaine
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Les opens arrivent… bien plus qu’une qualification
Chaque année, les CrossFit Open marquent un moment à part dans la saison. Pendant trois semaines, le CrossFit redevient ce qu’il a toujours été à la base : un rendez-vous commun. Peu importe le niveau, l’âge ou l’expérience, tout le monde fait les mêmes WODs, au même moment, avec les mêmes standards.

Sportivement, les Opens restent la première marche vers la saison de compétition. Pour certains, c’est le début d’un parcours vers les Quarters, les Semi-finales, voire plus haut. Pour beaucoup d’autres, l’enjeu est ailleurs. Il est dans le test personnel, dans la confrontation honnête à soi-même, dans la mesure des progrès réalisés sur un an.
Mais l’intérêt principal des Opens dépasse largement la performance individuelle. Dans les box, ils créent une dynamique collective unique. Les cours s’organisent autour des WODs. On juge, on encourage, on partage. Des athlètes qui ne se croisent pas habituellement se retrouvent sur le floor. Les anciens encadrent les nouveaux. La pression est là, mais elle est partagée.
Les Opens jouent aussi un rôle fondamental dans la culture CrossFit. Ils rappellent que le sport n’est pas réservé à une élite inaccessible. Chacun vit la même expérience, à son échelle. RX, scaled, foundations, peu importe. Ce qui compte, c’est de se présenter, de faire le travail, d’accepter le résultat.
Dans une saison de plus en plus dense, avec des circuits professionnels, des formats alternatifs et des calendriers complexes, les Opens restent un point de repère. Un rappel que le CrossFit est d’abord une pratique collective avant d’être un spectacle.
Dates clés des Open 2026
Ouverture des inscriptions : le 14 janvier 2026
Du 26 février au 16 mars 2026 — période générale des Open.
Workout 26.1 : 26 février – 2 mars — première épreuve de l’année.
Workout 26.2 : 5 – 9 mars — deuxième test.
Workout 26.3 : 12 – 16 mars — dernière épreuve de l’Open.
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Une saison sans Games comme point de bascule pour Guillaume Briant
Après une saison 2025 marquée par l’absence de qualification aux CrossFit Games, Guillaume Briant a tiré un bilan lucide de son année et opéré un véritable changement d’approche en vue de 2026. L’athlète français identifie plusieurs axes clés : la nécessité de hiérarchiser ses objectifs et d’éviter les doubles priorités en compétition, l’importance d’un coaching entièrement individualisé pour jouer à l’élite, l’optimisation de son poids de forme autour de 92–93 kg pour préserver le ratio force-endurance, et surtout le besoin d’accumuler davantage d’expérience sur le floor. Loin d’un simple constat d’échec, cette saison sert de point de bascule stratégique, avec un plan clair : moins se disperser, mieux s’entourer et multiplier les compétitions ciblées afin d’aborder les échéances 2026 avec plus de maîtrise et de cohérence.
Willy Georges change de tempo et assume une préparation long terme
Dans sa dernière vidéo, Willy Georges dévoile une facette plus stratégique de sa préparation. Loin d’un simple empilement de séances, son entraînement met en lumière un choix clair : préparer 2026 dès maintenant, avec en ligne de mire l’Hyrox et le Triathlon 70.3. Volume élevé, travail aérobie prioritaire, focus assumé sur la course à pied, son principal levier de progression, et acceptation des phases de doute. Le message à retenir : la performance hybride moderne ne se joue plus sur un pic isolé, mais sur un process structuré, durable et parfois inconfortable. À travers ce contenu, Willy Georges illustre une évolution nette du haut niveau : moins de recherche du coup d’éclat, plus de construction patiente et lucide.
Le French Throwdown vise plus haut que jamais
Pour la communauté CrossFit française, le French Throwdown est une référence installée. Mais derrière le spectacle sur le floor, l’événement poursuit une transformation profonde. Une récente prise de parole de son directeur sportif, David Le Nouvel, éclaire une stratégie claire : faire du French Throwdown une compétition de rang mondial, sans jamais perdre le lien avec sa base communautaire. Voici ce que disent réellement les coulisses.
La programmation n’est plus uniquement pensée en France. Chaque année, l’équipe du French Throwdown se rend à CrossFit Mayhem pour confronter ses idées à l’écosystème le plus titré du sport. Aux côtés de Rich Froning et de son staff, les WODs sont testés, ajustés, parfois remaniés. L’objectif n’est pas de “copier Mayhem”, mais de s’appuyer sur une expérience unique du très haut niveau afin de garantir des tests cohérents, exigeants et lisibles à l’échelle internationale.
Cette recherche de légitimité dépasse le cadre sportif. Le retour à Paris n’est pas anodin. En interne, un symbole circule : Roland-Garros. L’idée n’est pas encore un projet acté, mais elle traduit une ambition assumée : inscrire le CrossFit dans des lieux iconiques du sport mondial et revendiquer un statut comparable aux grands événements internationaux. Le French Throwdown ne veut plus seulement être “la plus grosse compétition française”, mais une expérience sportive globale, pensée pour le public autant que pour les athlètes.
Cette logique se retrouve dans la programmation elle-même. Certains choix ont été faits au détriment du confort des compétiteurs, mais au profit de la lisibilité et de l’impact visuel. Des épreuves ont été déplacées pour maximiser l’intérêt du public, notamment le dimanche, lorsque les tribunes sont pleines. Une philosophie inspirée directement des CrossFit Games : rendre la performance compréhensible, spectaculaire et engageante, même pour un spectateur non initié.
Cette montée en gamme n’aurait pas été possible sans une transformation interne majeure. Le French Throwdown n’est plus un projet artisanal porté par quelques passionnés. C’est désormais une structure professionnelle, organisée comme une entreprise de l’événementiel, avec des pôles dédiés, des réunions régulières et une vision long terme. Cette organisation est la condition indispensable pour produire un événement de cette ampleur, année après année.
Pourtant, au cœur de cette professionnalisation, la communauté reste centrale. Le signal le plus fort est sans doute celui-ci : le pack bénévole doit toujours être plus qualitatif que le pack athlète. Les propriétaires de box affiliées bénéficient d’un accueil privilégié, avec espaces dédiés, moments d’échange et opportunités de networking. Pour l’organisation, le message est clair : sans bénévoles, sans affiliés, l’événement n’existe pas.
Derrière le show, le French Throwdown avance donc sur une ligne fine. Internationalisation, spectacle, professionnalisation, mais sans renier ses racines. Une équation complexe, qui en dit long sur l’évolution actuelle du CrossFit de compétition. La question n’est plus de savoir si le French Throwdown est installé, mais jusqu’où il est prêt à aller pour redéfinir l’expérience spectateur dans le fitness fonctionnel.
CULTURE
Partie 5 : Après la tempête, le silence : comment le CrossFit a appris à avancer autrement (2021–2024)
Il n’y a pas eu de renaissance spectaculaire après 2020. Pas de date symbolique, pas de discours fondateur, pas de sentiment de redémarrage triomphal. Le CrossFit est revenu discrètement, presque prudemment. Les box ont rouvert, les barres ont retrouvé le sol, les tableaux ont été effacés. Mais le sport, comme ceux qui le pratiquent, portait encore les traces de ce qu’il venait de traverser.
En 2021, le CrossFit ne cherche plus à convaincre ni à grandir à tout prix. Il cherche à retrouver un rythme. Dans les salles, les pratiquants reviennent avec des attentes différentes. Moins d’obsession pour la performance maximale. Plus de constance. Plus de sens. Le CrossFit reste exigeant, mais il devient davantage un cadre qu’un défi permanent. Un point d’ancrage dans un quotidien qui, lui, reste instable.
Cette évolution se reflète rapidement au plus haut niveau. Les CrossFit Games poursuivent leur trajectoire, mais l’ère des figures dominantes, écrasantes, semble derrière. Le niveau s’homogénéise. Les écarts se resserrent. Les champions qui émergent ne gagnent plus par excès, mais par régularité. Justin Medeiros, Laura Horvath, Jeff Adler, Roman Khrennikov incarnent un haut niveau construit, méthodique, capable d’encaisser une saison entière sans rupture. Le CrossFit récompense moins l’exploit isolé que la capacité à durer.
Derrière cette façade sportive maîtrisée, une réalité plus fragile persiste. Le CrossFit de haut niveau est devenu un engagement total, sans garanties solides. Les saisons s’allongent. Les blessures s’accumulent. Les revenus restent incertains pour la majorité. Pour continuer, il faut structurer son environnement, investir sur soi, accepter une forme de précarité. Beaucoup essaient. Peu s’installent durablement.
Pendant que le CrossFit se stabilise, le monde autour de lui change vite. D’autres formats attirent l’attention. D’autres circuits se développent. HYROX remplit des salles. Rogue impose ses propres standards. Le fitness de compétition cesse d’être un territoire unique. Il devient un écosystème. Le CrossFit n’en est plus le centre incontesté, mais un acteur parmi d’autres.
Cette concurrence ne fragilise pas immédiatement le CrossFit, mais elle l’oblige à se positionner. À clarifier ce qu’il est vraiment. Une méthode d’entraînement ? Un sport codifié ? Une communauté mondiale ? Longtemps, cette ambiguïté a nourri son succès. Désormais, elle crée des tensions. Entre santé et performance. Entre pratique quotidienne et spectacle. Entre ouverture et contrôle.
Entre 2022 et 2024, le CrossFit avance sans rupture nette. Les formats évoluent. Les systèmes de qualification changent. Les règles s’ajustent. Le sport n’est plus dans une phase d’expansion rapide, mais dans un travail de consolidation. Les box affinent leur discours. Les coachs contextualisent davantage l’intensité. La santé cesse d’être un argument marketing pour redevenir une nécessité structurelle.
À la fin de 2024, le CrossFit est toujours là. Solide. Vivant. Pratiqué à grande échelle. Mais il a perdu une illusion : celle de l’intouchabilité. Il a appris à composer avec ses limites, à accepter qu’il n’est plus seul, et que durer demande parfois de ralentir, d’ajuster, de laisser de la place.
La Partie 6 racontera ce basculement final. Le moment où le CrossFit cesse de vouloir être le centre de tout, pour devenir un pilier parmi d’autres dans un paysage du fitness de compétition désormais partagé.
COMPETE
2026 démarre fort : une saison de qualifications déjà très dense
À peine l’année 2026 lancée, le calendrier des qualifications CrossFit s’annonce particulièrement chargé. Dès le mois de janvier, les athlètes français vont devoir composer avec une succession rapide de compétitions majeures, souvent qui se chevauchent, confirmant une tendance lourde : la saison commence de plus en plus tôt et impose des choix stratégiques immédiats.
Parmi les premières échéances, on retrouve les Battle of Normandy (4 au 25 janvier), rapidement suivi par les Alsace Throwdown (10 au 30 janvier) et le French Throwdown (29 janvier au 10 février). En parallèle, Affiliates Battle étale ses qualifs sur une période plus longue, du 31 janvier au 1er mars, ajoutant une pression supplémentaire sur la gestion de la préparation.
Le mois de février prolonge cette densité avec le West Coast Throwdown (7 au 22 février) et le Marseille Throwdown (14 février au 31 mars), avant que le Mayenne Throwdown ne prenne le relais du 29 mars au 12 avril.
Ce début d’année confirme une réalité désormais bien installée : il est devenu quasiment impossible de tout faire. Entre chevauchements, pics de charge et exigences de performance, les athlètes devront hiérarchiser leurs objectifs très tôt. 2026 ne laisse pas de place à l’improvisation : la saison commence dès janvier, et elle commence vite.
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À lundi prochain.



