
Une invitation, pas une obligation
L’invitation est là. La réponse, elle, ne l’est pas encore. Claudia Gluck a été conviée aux Mayhem Classic, organisés du 17 au 19 avril à Cookeville, dans le Tennessee. Première semi-finale de la saison 2026, première occasion d’aller chercher une qualification directe pour les CrossFit Games, mais surtout premier choix structurant dans la gestion de sa saison 2026. À ce stade, aucune confirmation officielle n’indique qu’elle prendra le départ.
Cookeville, un repère plus qu’un regret
Les Mayhem Classic renvoient forcément à 2025. L’année dernière, Claudia y avait pris la quatrième place. Une performance solide, mais qui, dans le format de l’époque, ne suffisait pas à décrocher une qualification directe pour les CrossFit Games, réservée alors aux deux premières. Pour autant, parler d’échec serait réducteur. Claudia Gluck avait validé sa qualification par un autre biais, avant de réaliser une saison pleine jusqu’aux Games, qu’elle terminera à la 14e place. Cette année, il s’agira de décider si ce rendez-vous est le bon moment pour tenter une qualification aux CrossFit Games.
Plus qu’une invitation, un statut à défendre
Claudia Gluck n’est plus seulement une athlète en progression. Elle est aujourd’hui la Française la plus performante, double participante aux Games, et actuelle Fittest Woman in France. En 2024, elle découvrait Madison avec une 12e place et le titre de rookie de l’année. En 2025, elle confirmait sa place parmi les meilleures avec une 14e position. Deux saisons consécutives au plus haut niveau. Ce statut modifie nécessairement la manière d’aborder une saison. Les décisions ne se prennent plus uniquement pour multiplier les chances, mais pour optimiser le moment où l’on décide d’entrer pleinement dans la compétition.
Avril, un timing qui engage
S’aligner sur une semi-finale dès avril implique un calendrier resserré. La préparation doit être précise, orientée tôt vers un pic de forme, avec peu de place pour étaler la montée en puissance. La récompense est immédiate en cas de réussite, mais la sanction l’est tout autant si le résultat n’est pas au rendez-vous. La différence notable en 2026 tient au quota. Trois femmes seront qualifiées à Cookeville, contre deux l’an dernier. Une place de plus, qui modifie l’équation sans la rendre confortable pour autant. Le plateau restera dense, et la marge d’erreur faible. Pour une athlète déjà installée au niveau Games, la question devient alors moins sportive que stratégique : est-ce le bon moment pour chercher une qualification rapide, ou vaut-il mieux inscrire sa saison dans un rythme plus progressif ?
Continuité ou temporisation
Accepter l’invitation pourrait s’inscrire dans une logique de continuité. Tester rapidement son niveau, capitaliser sur l’expérience accumulée, et tenter de sécuriser une saison dès le printemps. Une option cohérente pour une athlète qui sait gérer la pression d’un week-end décisif. Refuser, à l’inverse, serait le choix d’un calendrier plus étalé, avec d’autres moments pour se situer, et une gestion plus fine de la charge physique et mentale sur la durée. Dans les deux cas, sa décision ne dira rien d’un manque d’ambition mais nous donnera des indices clairs sur sa saison.
Une saison sur les chapeaux de roue
Un autre élément entre en ligne de compte : le calendrier ne s’arrête pas à avril. Un mois plus tard se tiendra le French Throwdown, également qualificatif pour les CrossFit Games. et “à la maison”. Une échéance différente, plus tardive, qui offre une autre lecture possible de la saison. Enchaîner Cookeville puis le French Throwdown impliquerait deux temps forts majeurs en l’espace de quelques semaines. À l’inverse, faire l’impasse sur les Mayhem Classic pourrait permettre d’aborder cette compétition avec davantage de fraîcheur, sans avoir déjà exposé un pic de forme. À ce stade, aucune orientation n’a été annoncée. Mais l’existence de cette alternative, plus tard dans le calendrier, ajoute une nuance supplémentaire à la réflexion. Et rappelle que, pour Claudia Gluck, la question n’est pas seulement de savoir où elle peut se qualifier, mais surtout quand elle choisira de le faire.
