
Bonjour et bienvenue à toi.
Dans cette édition, on revient sur ce que représentent vraiment les CrossFit Open comme point d’ancrage collectif, sur la performance de Claudia Gluck, troisième en Elite aux UAE Storm Games, et sur les premiers signaux forts envoyés par le French Throwdown et le World Fitness Project pour la saison à venir.
On poursuit aussi notre série sur l’Histoire du CrossFit, avec une dernière partie consacrée à cette phase plus mature, plus posée, où le sport apprend à durer dans un paysage désormais partagé. Enfin, on élargit le regard avec un sujet santé, souvent sous-estimé, mais très concret : l’impact des boissons du quotidien sur l’efficience cardiaque, même chez les pratiquants entraînés.
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Table of Contents
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CrossFit Open 2026 : le vrai départ de la saison

Les inscriptions pour les CrossFit Open 2026 sont ouvertes depuis le 14 janvier. Comme chaque année, c’est le point de départ officiel de la saison. Mais surtout, c’est un moment particulier dans le calendrier. Pendant trois semaines, à partir du 26 février, des centaines de milliers de pratiquants feront exactement la même chose, au même moment, partout dans le monde.
L’Open n’est pas qu’une compétition. C’est un temps fort partagé. Un test commun, avec les mêmes standards, les mêmes contraintes, la même exposition. RX, scaled, masters, teens, adaptive : chacun y participe à son niveau, mais tous dans le même cadre.
Le format reste simple : trois WODs, trois semaines, une fenêtre courte pour s’organiser. Choisir son créneau, être jugé, parfois recommencer, gérer la fatigue et accepter le score. Ce n’est pas seulement une question de capacité physique, mais aussi de gestion, de lucidité et de constance.
Chaque année, l’Open remet le CrossFit à sa place la plus concrète : dans les box. Sur le floor. Avec des partenaires d’entraînement, des juges bénévoles, de la pression partagée et des encouragements réels. Le leaderboard existe, mais l’expérience se joue surtout là.
Claudia Gluck sur le podium Elite aux UAE Storm Games
L’athlète française Claudia Gluck a pris la 3e place en catégorie Elite féminine lors des UAE Storm Games, en s’illustrant par une performance particulièrement solide sur l’ensemble de la compétition. Au-delà du classement final, Claudia s’est distinguée par deux victoires d’event, signe d’une capacité à dominer ponctuellement le field Elite. Elle remporte d’abord l’Event 3A, un test court et exigeant mêlant force et contrôle gymnique :
Event 3A – For Time (cap 6 min)
3 rounds
12 Front Squats
20 m Handstand Walk
Elle s’impose également sur le WOD 6 “Wadi Tuwiyain”, un test structuré en fenêtres successives, où la gestion de l’intensité et du volume devenait déterminante :
WOD 6 – “Wadi Tuwiyain” (Elite)
In a 3:00 window
100 Double Unders
30 Chest-to-Bar Pull-Ups
AMRAP Thrusters
1:00 rest
À répéter jusqu’à 50 thrusters complétés ou time cap
Charge : 30 kg (F)
Time cap total : 11 min
Deux victoires sur des formats très différents, révélatrices d’un profil complet et capable de s’adapter aux exigences modernes du fitness de compétition.
Ce podium Elite, obtenu dans un contexte international relevé, confirme la montée en puissance de Claudia Gluck et renforce la présence française au plus haut niveau. Une performance qui s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’athlètes capables non seulement d’être régulières, mais aussi de gagner des events face à l’élite mondiale.
French Throwdown 2026 : face-off annoncé

Face-Off : Victor Hoffer vs Jelle Hoste
Le French Throwdown lance officiellement sa saison 2026. L’organisation a annoncé que les WODs de qualification seront dévoilés le 29 janvier, à l’occasion d’un événement organisé au showroom européen de Rogue Europe, en Belgique. Un choix qui confirme l’ambition internationale de la compétition, désormais installée comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier européen.
L’annonce ne se fera pas uniquement par communiqué ou publication en ligne. Le French Throwdown a prévu une présentation sur place, avec démonstration sur le floor, dans un format pensé comme un véritable lancement de saison. Une manière de donner du relief à une phase de qualification devenue, au fil des années, bien plus qu’un simple passage obligé.
Premier élément déjà confirmé : un face-off masculin opposera Victor Hoffer à Jelle Hoste sur l’un des WODs de qualification.
Le lieu de l’annonce n’est pas anodin. Le showroom Rogue Europe s’inscrit dans une logique de professionnalisation et de mise en scène maîtrisée. Le French Throwdown s’appuie sur un cadre reconnu pour donner de la cohérence à son discours sportif et renforcer sa crédibilité à l’échelle européenne.
WFP 2026 : cinq changements pour la saison 2026
Le World Fitness Project n’a pas choisi son moment au hasard. L’annonce de la saison 2026 est tombée le même jour que l’ouverture des inscriptions des CrossFit Open. Coïncidence ou message ? WFP veut exister à part entière dans le calendrier, et surtout dans la tête des athlètes.
Derrière cette annonce, plusieurs ajustements structurants.
Premier changement majeur : une seule division Pro.
La division Challenger disparaît. Désormais, 50 hommes et 50 femmes s’affrontent dans un seul et même tableau. L’accès reste possible via les Open Qualifiers, mais il faudra être prêt dès le premier tour.
Deuxième point clé : le calendrier.
Le Tour Stop 1 à Mexico tombe en plein chevauchement avec plusieurs semi-finales des CrossFit Games. Pour beaucoup d’athlètes, il faudra choisir. Enchaîner devient risqué. La saison 2026 ne se gagnera pas à l’addition des compétitions, mais à la capacité de prioriser sans se griller.
Troisième évolution majeure : le système de points.
Le classement ne se remet plus à zéro à chaque étape. Les points accumulés lors des Tour Stops suivent les athlètes jusqu’à la finale. Ce qui se passe en mai pèsera encore en décembre. La régularité prend le pas sur le coup d’éclat. Un mauvais week-end peut laisser des traces durables.
Quatrième changement : personne n’est protégé.
Même les athlètes sous contrat devront rester dans le top 30 après les deux Tour Stops pour accéder à la finale. Le statut ne garantit plus rien. Seuls les résultats comptent, semaine après semaine.
Enfin, pas de troisième Tour Stop.
Le WFP reste sur deux étapes et une finale. Moins d’expansion, plus de contrôle. Le circuit semble préférer la stabilité à la dispersion, dans un calendrier déjà saturé.
Calendrier de la saison
Qualifications en ligne – Étape 1 : du 18 au 25 février 2026 (en ligne)
Tour Stop 1 – Mexico City Pro : du 1er au 3 mai 2026 (Expo Santa Fe, Mexique)
Qualifications en ligne – Étape 2 : du 1er au 8 juillet 2026 (en ligne)
Tour Stop 2 – Grand Park Pro : du 28 au 30 août 2026 (Westfield, Indiana, USA)
Qualifications pour les Finales : du 23 au 30 septembre 2026 (en ligne)
World Fitness Finals : du 17 au 20 décembre 2026 (Bella Center, Copenhague)
La saison 2026 du WFP s’annonce plus exigeante, plus lisible, mais aussi plus impitoyable. Moins de place pour l’erreur, moins de sécurité, plus de stratégie. Reste une question ouverte : qui acceptera de bâtir sa saison autour du WFP, et qui continuera de naviguer entre les circuits ?
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CULTURE
Partie 6/6 : Le CrossFit apprend à durer
Il n’y a pas eu de rupture nette. Pas de date précise, pas de déclaration officielle, pas de moment où tout bascule d’un coup. Le CrossFit n’a pas disparu du centre du paysage. Il a simplement cessé d’en être l’unique point de convergence.
Autour de 2025, le décor devient plus lisible. D’autres formats s’installent durablement. HYROX remplit des salles. Rogue impose ses standards. Le World Fitness Project structure une saison alternative. Le fitness de compétition ne se regarde plus dans un seul miroir. Il se diversifie, se spécialise, s’organise autrement. Le CrossFit n’est plus l’évidence centrale, mais une option forte parmi d’autres.
Pendant longtemps, cette situation aurait été impensable. Le CrossFit était à la fois une méthode d’entraînement, un sport, une communauté et un spectacle. Une seule porte d’entrée, une seule narration dominante. Cette ambiguïté a fait sa force. Elle lui a permis de fédérer large, vite, sans jamais se figer. Mais ce qui permet de grandir complique parfois la suite.
À mesure que l’écosystème se densifie, cette ambiguïté devient plus difficile à tenir.
Au sommet, le haut niveau se transforme. Les saisons s’allongent. Les exigences augmentent. Les marges d’erreur disparaissent. Être athlète élite en CrossFit demande désormais une structuration totale, sans que la majorité puisse en vivre durablement. Certains s’adaptent. D’autres choisissent d’explorer ailleurs. Pas par rejet, mais par pragmatisme. Le sport ne les perd pas. Il les voit emprunter d’autres trajectoires.
Ce déplacement n’a rien d’un effondrement. Il ressemble davantage à une redistribution.
Dans les box, en revanche, la pratique reste stable. Les classes continuent. Les tableaux se remplissent. Le CrossFit demeure ce qu’il a toujours été pour l’immense majorité : un cadre. Un rendez-vous régulier. Une pratique qui structure le quotidien plus qu’elle ne nourrit un rêve de podium. L’intensité est toujours là, mais elle est mieux contextualisée. Moins tournée vers la surenchère, davantage vers la constance et la durée.
Progressivement, le CrossFit apprend à cohabiter. Il n’a plus besoin d’être partout. Il n’a plus besoin d’être unique. Il peut laisser exister d’autres formats sans y voir une menace directe. Il accepte que les athlètes circulent, que la compétition vive ailleurs, que le spectacle prenne d’autres formes.
Ce changement marque une inflexion profonde. Le CrossFit n’est plus dans une logique de conquête permanente. Il entre dans une logique de maintien, de cohérence, de solidité. Il cesse de vouloir incarner tout le fitness pour se recentrer sur ce qu’il sait faire et ce qui l’a toujours rendu pertinent.
En 2026, le CrossFit n’est ni triomphant ni marginalisé. Il est devenu adulte. Il connaît ses forces, accepte ses limites et avance dans un paysage désormais partagé. Il n’est plus le centre unique du fitness de compétition, mais il reste l’un de ses piliers les plus solides.
Dans un monde du fitness éclaté, concurrentiel et mouvant, cette capacité à durer sans s’imposer pourrait bien être ce qui définira la suite de son histoire.
LIFESTYLE
Tu t’entraînes dur… mais ce que tu bois fatigue peut-être ton cœur sans que tu t’en rendes compte

Quand on parle de santé cardiaque, on pense presque toujours à l’entraînement : plus de cardio, plus de zone 2, une meilleure VO2 max. C’est logique. Mais il y a un angle mort, beaucoup plus discret, qui influence directement la façon dont ton cœur fonctionne au quotidien : les boissons que tu consommes.
Sodas, jus de fruits, boissons “zéro”… Elles font partie de routines banales, parfois quotidiennes. Et pourtant, leur impact sur l’efficience cardiaque est loin d’être neutre, même chez des personnes sportives et actives.
L’efficience cardiaque, c’est quoi concrètement ?
Un cœur efficient, ce n’est pas juste un cœur “en forme”.
C’est un cœur qui :
fournit l’effort nécessaire sans surconsommer d’énergie,
récupère rapidement après un stress,
s’adapte facilement à l’entraînement,
n’est pas constamment sollicité pour compenser des déséquilibres internes.
En pratique, une bonne efficience cardiaque se traduit par :
une fréquence cardiaque plus basse à effort égal,
une meilleure récupération,
une variabilité de fréquence cardiaque correcte,
moins de fatigue “nerveuse” ou diffuse.
Et c’est là que les boissons entrent en jeu.
Les sodas sucrés : un stress invisible mais constant
Les sodas classiques apportent une grande quantité de sucre sous forme liquide. Le problème n’est pas seulement la quantité, mais la vitesse à laquelle ce sucre arrive dans le corps.
Sans fibres, sans mastication, le glucose et le fructose sont absorbés très rapidement. Résultat :
pic de glycémie,
réponse insulinique marquée,
stockage facilité sous forme de graisses,
augmentation progressive des triglycérides.
Pour le cœur, cela signifie évoluer dans un environnement plus inflammatoire, moins stable. Il doit travailler plus dur pour assurer le même débit sanguin. À long terme, cela réduit son efficience, même si tu t’entraînes régulièrement.
Les jus de fruits : naturels, mais pas anodins
Les jus souffrent d’un gros malentendu. “C’est du fruit, donc c’est sain.” En réalité, un jus de fruit se comporte souvent comme un soda sur le plan métabolique.
Un verre de jus d’orange, par exemple, contient :
beaucoup de sucre,
très peu de fibres,
une charge glycémique élevée.
Tu consommes l’équivalent de plusieurs fruits, mais sans le ralentissement digestif naturel. Le sucre arrive vite, trop vite. Répété jour après jour, cela :
perturbe la gestion de l’énergie,
fatigue le système métabolique,
impacte indirectement la récupération cardiaque.
Et les sodas zéro ? Pourquoi ils ne sont pas “gratuits”
Les sodas zéro évitent les calories, mais ils ne sont pas neutres pour autant. Le problème n’est pas énergétique, il est neurométabolique.
Les édulcorants :
maintiennent une stimulation du goût sucré,
peuvent déclencher une réponse insulinique anticipée,
perturbent parfois le microbiote intestinal.
Chez certaines personnes, cela se traduit par :
une récupération plus lente,
une sensation de fatigue inexpliquée,
une variabilité cardiaque plus basse.
Le corps réagit autant aux signaux qu’aux calories. Un goût sucré répété reste un message pour le système nerveux.
Pourquoi tout cela touche directement le cœur
Le cœur ne travaille jamais seul. Il s’adapte en permanence à :
la glycémie,
l’inflammation,
l’état du système nerveux,
la qualité de la récupération.
Quand ces paramètres sont perturbés, même légèrement, le cœur compense. Il bat un peu plus vite. Il récupère un peu moins bien. Et à force, cette compensation devient la norme.
C’est souvent là que les sportifs disent :
“Mon cardio est bizarre en ce moment”,
“Je suis vite essoufflé”,
“Je récupère moins bien qu’avant”.
Que faire concrètement sans tomber dans l’extrême ?
Il ne s’agit pas de diaboliser, mais de hiérarchiser :
l’eau comme boisson principale,
fruits entiers plutôt que jus,
sodas et boissons sucrées comme exception,
sodas zéro occasionnels, pas quotidiens.
Ces choix simples ont souvent un effet rapide :
fréquence cardiaque plus stable,
meilleure sensation à l’effort,
récupération plus fluide.
À retenir
Tu peux t’entraîner parfaitement, programmer intelligemment, dormir mieux…
Mais si ce que tu bois crée un stress métabolique permanent, ton cœur paiera l’addition.
L’efficience cardiaque ne se construit pas seulement sur le vélo, le rameur ou la piste. Elle se joue aussi dans des détails du quotidien, souvent sous-estimés.
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À lundi prochain.




